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Des manifestants affrontent la police, des voitures incendient une nouvelle loi sur la sécurité à Paris

Un garde jette une pierre près d’une barricade en feu à Paris.

Paris:

Des violences ont éclaté samedi à Paris pour la deuxième semaine consécutive dans une manifestation massive contre une nouvelle loi sur la sécurité, avec des manifestants affrontant la police, des véhicules garés et des vitrines brisées.

Les manifestations hebdomadaires dans tout le pays deviennent un casse-tête majeur pour le gouvernement du président Emanuel Macron, les tensions concernant un producteur de musique noire étant intensifiées par la police le mois dernier.

Les membres du soi-disant mouvement d’implication jaune qui a secoué Macron étaient également au premier plan du rassemblement, avec des protestations contre le manque d’égalité en France à l’hiver 2018-2019.

Des reporters de l’AFP ont déclaré que les vitres d’un supermarché, d’une agence immobilière et d’une banque avaient été brisées, tandis qu’un certain nombre de véhicules ont éclaté sur l’avenue Gambetta alors que les manifestants marchaient vers la place centrale de la République.

Ces objets ont également été lancés sur la police, qui a répondu en utilisant des gaz lacrymogènes, lors d’une répétition des scènes violentes du week-end dernier contre la loi sur la sécurité qui interdirait la publication de photos de visages de la police.

Certains manifestants ont utilisé des objets laissés dans les rues, auxquels ils ont ensuite incendié.

Les manifestants, certains laissant fumer des bombes fumigènes et des pétards, crient des slogans comme “tout le monde déteste la police”.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Dermannin, a écrit sur Twitter qu’à ce jour, 22 personnes ont été arrêtées à Paris par la police qui a déclaré être confrontée à des “individus très violents”.

“Aucune contradiction”

C’était l’une des quelque 100 manifestations à travers la France samedi contre la nouvelle loi sur la sécurité.

Une semaine plus tôt, la police a déployé des forces pour éviter les troubles à la suite de violents affrontements lors d’une manifestation à Paris qui a tué des dizaines de personnes.

Les groupes de défense de la liberté des médias et des droits de l’homme mènent des manifestations depuis des semaines pour supprimer les restes du gouvernement ou réviser un projet de loi interdisant le tournage de la police, affirmant qu’il serait plus difficile de poursuivre les cas d’abus.

Quatre policiers français ont été accusés de coups et d’abus raciaux contre le producteur de musique noire Michel Jechler le 30 novembre, les avocats du parti de Macron promettant une “réécriture complète” d’une partie du projet de loi.

Sous la signature exigeant le retrait de la loi sur la sécurité, le dirigeant syndical CGT Philippe Martinez a déclaré que plusieurs raisons se réunissaient.

“Il n’y a pas de contradiction entre la liberté publique et personnelle et la nécessité de lutter contre l’insécurité de l’emploi et le chômage”, a déclaré Martinez à l’AFP.

Il a noté des «abus des employeurs» et une perte de sécurité des travailleurs.

Pas “restreindre la liberté”

Les nouvelles escarmouches font suite à l’interview de vendredi par Macron du jeune marié, un portail d’information vidéo destiné aux jeunes, Brut, appelé par la tentative du président de gagner en crédibilité auprès des jeunes particulièrement concernés par l’action de la police française. A été considéré comme

Macron a reconnu “qu’il y a des flics violents” et a souligné qu ‘”ils doivent être punis”.

Il a admis que «lorsque la couleur de votre peau n’est pas blanche, vous êtes très contrôlé (par la police). Vous êtes identifié comme un facteur problématique. Et cela ne peut être justifié».

Mais il a également souligné la violence contre la police lors du rassemblement du week-end dernier à Paris, qu’il a imputé aux «fous».

“Je ne peux pas dire que nous réduisons l’indépendance de la France”, a-t-il déclaré.

(À l’exception du titre, cette histoire n’a pas été éditée par le personnel de NDTV et publiée à partir d’un flux syndiqué.)

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