5 conseils pour choisir le bon conseiller en placement

Avec les nouvelles récentes de la deuxième plus grande poursuite pénale jamais engagée par la FCA pour la fraude à l’investissement de 28 millions de livres sterling de Michael Nascumento [i], il n’y a jamais eu plus de raisons de prendre des précautions lors du choix des services d’un conseiller en placement.

Les décisions sur lesquelles un conseiller en placement vous conseillera pourraient avoir d’énormes répercussions sur vos finances personnelles et commerciales. Il est donc important de trouver la bonne personne qui comprend votre entreprise, vos finances et qui a uniquement à l’esprit vos intérêts.

Daniel Terry, Financier Senior Financier d’Intacapital Swiss SA, Genève, qui fournit des solutions sur mesure pour des situations financières complexes, nous donne ses cinq premières considérations lors de la nomination d’un nouveau conseiller en placement ;

  1. Quelles sont leur qualification et leur spécialisation au sein de l’industrie ?

Ladiligence raisonnable lors de l’examen d’une nouvelle nomination professionnelle est essentielle. Forbes ayant récemment estimé qu’au plus 25 % des conseillers qui commercialisent des conseils et des services financiers sont en fait de vrais experts financiers [ii], il est logique que votre premier pas soit de chercher un conseiller financier qui est un planificateur financier agréé (CFP). Cela signifie qu’ils sont autorisés et réglementés, en plus de suivre des cours obligatoires sur différents aspects de la planification financière. Vérifiez en ligne s’ils sont inscrits et s’il y a des évaluations en ligne basées sur l’expérience d’autres personnes.

Il vaut également la peine de considérer vos objectifs et de chercher des conseillers en placement ayant une expérience qui correspond. Assurez-vous qu’ils décrivent leur expérience passée et qu’ils donnent des exemples de travaux et de réussites similaires. Définissez vos plans et demandez leurs commentaires.

  1. Y a-t-il des conflits d’intérêts possibles ?

La plupart des conseillers travailleront avec plusieurs clients à la fois ; il est donc peu probable qu’ils n’aient pas de conflit d’intérêts quelque part dans la ligne. Si un conseiller prétend n’en avoir pas, soit il n’a pas suffisamment réfléchi à ses processus, soit il essaie intentionnellement de vous induire en erreur. Un conflit d’intérêts ne signifie pas nécessairement que vous ne pouvez pas travailler ensemble, mais la façon dont le conseiller traite la question détermine le type de relation de travail que vous pouvez attendre d’eux. Demandez-leur d’expliquer comment ils aborderaient leurs conflits d’intérêts et de décider si vous êtes d’accord avec leur réponse.

  1. Comment seront-ils payés pour leur travail pour vous ?

Espérons que votre liste de candidats probables sera composée de conseillers qui facturent des honoraires. Demandez-leur de passer en revue leurs frais en utilisant des exemples de transactions et essayez de bien comprendre tous les coûts avant de commencer à travailler ensemble. Demandez-leur d’expliquer leurs processus, par exemple quand les frais sont attendus, les modes de paiement, la facturation, etc.

Conseillers ou plusieurs des modèles de tarification suivants :

  1. Frais horaires : en fonction du temps qu’ils passent avec vous, généralement dans le cadre d’un mandat ou d’une instruction.
  2. Frais forfaits/forfaitaires : sur la base d’un forfait convenu.
  3. Actifs sous frais de gestion : en fonction d’un pourcentage d’actifs qu’ils gèrent pour vous.

Nous recommandons de trouver un conseiller qui facture des honoraires fixes et d’essayer d’éviter tout conseiller qui travaille à une commission. Bien que ce n’est pas toujours vrai, les conseillers travaillant sur une structure de commission peuvent considérer leurs propres résultats plutôt que les vôtres lorsqu’ils conseillent un paquet d’investissement particulier.

Veillez également à identifier et à tenir compte des frais associés aux placements sous-jacents recommandés.

  1. Qu’ est-ce qui rend les conseils en investissement qu’ils donnent mieux que leurs concurrents ?

Cette question peut offrir un aperçu intéressant, surtout s’ils sont en mesure de vous donner une réponse spécifique. Demandez-leur de montrer d’autres investissements, puis d’expliquer pourquoi ils les recommanderaient ou ne les recommanderaient pas, de voir les sources qu’ils ont utilisées pour influencer leurs décisions et, surtout, quels renseignements ils ont tiré de ces sources qui les ont convaincus que leur décision est l’option la plus rentable.

Soyez prêt à revoir et vérifier leurs réponses vous-même plus tard.

  1. Quels outils vont-ils fournir ?

Une fois que vous vous sentez confiant dans les antécédents, l’expertise et la pertinence de votre conseiller financier, demandez quels outils, le cas échéant, ils fournissent. En cette ère numérique, les conseillers en placement devraient fournir des évaluations en ligne et un tableau de bord unique où vous pouvez voir toutes vos données financières en un seul endroit. Les outils en ligne sont un excellent moyen d’offrir une transparence totale et un accès facile pour vous permettre de rester informé et de vous reposer facilement.

Quelques questions simples que vous pouvez poser sont :

  • Est-ce que vous fournissez des outils en ligne où je peux voir tous mes actifs en un seul endroit ?
  • Existe-t-il des outils en ligne qui permettent de suivre les dépenses et les revenus ?
  • Puis-je faire des scénarios de planification financière en temps réel ?
  • Dans quelle mesure les outils en ligne sont-ils intuitifs et faciles à naviguer ? Pouvez-vous créer un compte démo pour que je puisse explorer ?

[ i] https://www.fca.org.uk/news/press-releases/five-sentenced-fca-prosecution-28m-investment-fraud

[ ii] https://www.forbes.com/sites/nextavenue/2018/06/11/top-10-things-to-look-for-in-a-financial-adviser/#15672d051a5c

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